Non classé

Sois toi et t’es belle!

SOIS BELLE ET TAIS-TOI! SOIS TOI ET T’ES BELLE!

Naître. Grandir. Evoluer. Transformations et métamorphoses. Se chercher. Tenter de se trouver. S’affirmer. Enfin, s’épanouir. S’engager sur cette longue route sinueuse que commence la petite fille, pour un jour, mystérieusement, miraculeusement, merveilleusement, finir par devenir une femme. Se lancer dans ce parcours du combattant qu’est la féminité. Tenter. Tomber. Se relever. Courir. Sauter. Se ramasser. Ne rien lâcher. Oser. Ne pas trembler. Certainement pas abandonner! Juste foncer!

I) Le discours de la société

Jamais. Non. Le monde n’a jamais connu de changements aussi bruts et aussi bouleversants qu’en ces vingt dernières années. Les médias. Les politiques. Les mœurs. La famille. L’identité. La liberté. La guerre. La peur. Les prouesses techniques. Le progrès. Les choses bougent à une vitesse si effrénée qu’à peine a-t-on eu le temps de faire face à la nouveauté, que celle-ci se fait écraser par un raz-de-marée de modernité supplémentaire.

Le monde change, les circonstances aussi, les personnes avec. Il n’a jamais été aussi dur de s’adapter, que tel que c’est le cas aujourd’hui. Les mentalités évoluent, les idéalismes aussi. C’est au cœur de ce séisme d’évènements, d’idées et de pensées que nous les femmes, sommes sensées trouver notre place. C’est dur. Franchement, il n’y a rien à dire, c’est dur.(1)

Nous vivons dans un monde, où les femmes commencent à peine à être reconnues par elles-mêmes. Les inégalités nous concernant sont monnaie courante, qu’on le veuille ou non. Nous devons vivre, la nuit et le jour, avec ces attentes que la société nous étiquette au front. Tenter de nous frayer un passage dans cette contradiction perpétuelle : « Vas-y ma poulette, sois belle et tais-toi. Conforme-toi à l’idéal féminin. On les aimes grandes, les meufs. Mais pas trop. Le gars doit toujours être plus grand qu’elle, sinon ça le fait pas. On veut pas d’une girafe. Ah et cocotte, sois fine, hein! Débrouille toi pour avoir une poitrine avantageuse et des fesses bombées. Les filles avec la peau sur les os, ça intéresse personne. Par contre, t’as pas intérêt à avoir du gras qui dépasse, sinon t’es pas bonne. Bonne à rien, quoi. »

« Ah non, mais chérie, faut que tu sois forte, hein. Tu dois, physiquement ressembler à toutes les autres, comme les mannequins dans les magazines, mais démarque-toi, bon sang! J’aime pas les gonzesses qui ont pas de caractère. C’est sexy une femme qui sait ce qu’elle veut. Faut que tu te fasses remarquer. Plus, tu cries et plus tu te fais entendre et le mieux, c’est. Par contre à la fin, mets-là en veilleuse s’il te plaît. T’es pas un bonhomme. C’est pas féminin, les filles qui gueulent trop. Alors un peu de répondant, c’est cool, c’est sympa. Mais vas-y mollo, car au fond, on sait tous que tu as besoin d’être protégée. Bah oui. Tu es une petite chose toute fragile qui a besoin des bras forts d’un homme pour se sentir exister. C’est ok. C’est un secret pour personne. »

On est sensées se conformer à un idéal commun tout en revendiquant notre individualité. On doit être un peu de ceci, et un peu de ça, et beaucoup de cela. Mais la dure réalité, c’est que peut-importe la hauteur et l’importance de nos efforts, nous ne seront jamais comme il faut. Nous ne serons pas assez. Ou ironie du sort, nous serons trop! Si on ose regarder ce constat dans le blanc des yeux, chacune avouera pour elle-même qu’il est tout simplement insupportable et impossible de vivre selon ces standards sociétaux.

(1): Je partage ici mon point de vue de femme, cependant nous n’avons pas idées des défis auxquels les hommes font face. Il ne s’agit en aucun de les minimiser. Ceci n’est nullement un comparatif. Juste le développé de mon expérience personnelle, en tant que femme.

II) Le discours de celle qui ne s’accepte pas

La véritable tragédie du discours sociétal, c’est qu’il finit par devenir notre propre discours. Nous ne mesurons pas l’impact de notre environnement sur notre façon de penser. Si l’on entend sans cesse (de la part de proches, ou d’une mentalité sociale tel un murmure destructeur qui se propage dans l’air): « Tu n’es rien. Tu n’es pas assez ceci, tu n’es pas assez cela… Arrête d’être ci, ça, de faire cela ou cela. », sur une durée de temps suffisamment conséquente, les effets peuvent être ravageurs. C’est une tragédie, parce qu’on en a même pas conscience jusqu’au moment où l’image de soi devient un élément de souffrance. C’est terrible car pour s’accepter, il faut parfois tomber bien bas, jusqu’au point où le simple fait de se relever devient une bataille.

Dans mon histoire, la parole des autres sur mon apparence physique a été source de grandes blessures. Parce que j’étais un peu plus ronde que les autres, un peu plus poilue que les autres. Et que sais-je? Le regard que les autres me portaient était si fort, qu’il en est venu à forger le regard que je portais sur moi-même. Au départ, je m’en fichais pas mal. J’étais tranquille, à l’aise avec moi-même. C’est à partir du moment où les autres ont dit qu’il y avait un problème avec moi, que j’ai commencé à me voir comme un problème. Cela vaut pour le physique, comme pour le caractère…

III) Le discours de Dieu

Comme je l’ai écrit précédemment, qu’on le veuille ou non, les mots des autres peuvent devenir nos maux à nous. A nous centrer sur ce que le monde pense autour de nous, on en vient parfois à oublier le plus important, l’essentiel : ce que notre Créateur pense de nous. C’est fou car c’est en comprenant réellement ce que Dieu pense de moi, en comprenant avec quel amour le regard divin se pose sur moi, que le regard que je pose sur moi n’a plus jamais été le même.

Oui, toi qui lis cet article, j’aimerais te dire que tu es aimé(e) de Dieu!

« Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » Éphésiens 2.10

Ce verset est absolument décapant! Nous sommes créés par la main même de Dieu! C’est avec soin, amour et tendresse qu’Il nous a façonné, modelé, et formé JUSTE COMME IL FAUT, JUSTE COMME DIEU VOULAIT! Si l’on va un peu plus loin, dans la version originale biblique de ce verset, le terme initial utilisé pour « ouvrage » est le mot grec « poiēma« .
« Poiēma » signifie littéralement « poème« . Une version anglaise reprend cette signification littérale « We have become His poetry. » (The Passion Translation) Si l’on traduit: « Nous sommes devenus Sa poésie. » Dieu écrit des poèmes sur toi, et sur moi! Dans Zacharie 2.8, il est écrit que « Celui qui te touche, touche à la prunelle de mon œil, dit l’Éternel. » Dis-toi, que tu es la prunelle de Ses yeux!

« Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. » Psaumes 139.14. Ainsi, les synonymes ne manquent pas pour qualifier la création divine que nous sommes. Nous sommes merveilleux, nous sommes l’œuvre de Dieu, seuls les artistes font des œuvres, des chef-d’œuvre. Ce qui me frappe dans ce verset, c’est que notre âme est appelée à reconnaître la beauté qui est nous. Ce n’est pas une invitation, ni une proposition. C’est un fait.
« Nous, nous l’aimons parce que lui nous a aimes le premier. » 1 Jean 4.19. C’est bien parce que Dieu nous a aimés le premier, que nous pouvons nous aimer nous-mêmes aussi!

« Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. » Genèse 1. 27 Ce verset est tellement connu qu’on a tendance à le banaliser, quand en fait, il recèle de magnifiques trésors: nous sommes créé à l’image de Dieu. C’est incroyable! Dieu voit en nous son propre reflet, il voit en nous comme dans un miroir. En contemplant Sa création, « Dieu vit que c’était bon » (Genèse 1.25). Or, en contemplant Sa création, une fois l’homme créé, « Dieu constata ce qu’il avait fait, et vit que c’était TRES bon. » (Genèse 1.31) Cela signifie que Dieu n’a rien créé de plus bon que les hommes! Rien n’a été créé de la main de Dieu qui ne soit plus beau que nous!

Ainsi, laisse-moi te dire, ce que Dieu pense de toi : « Tu es toute belle, mon amie, Et il n’y a point en toi de défauts. » Cantique des Cantiques 4: 7

Maintenant, c’est à toi de choisir: entre ce que la société ou les gens peuvent penser, ce que tu penses voir, ou ce que Dieu voit lorsqu’il pose son regard sur toi. Très concrètement: TU PEUX SUBIR en écoutant le monde, ou TU PEUX AGIR, en écoutant Dieu.

IV) Une toute autre beauté

Pendant tout cet article, je me suis majoritairement préoccupée de ce que nous renvoie la société: cette obsession de la beauté physique, de la perfection du corps, de l’importance de l’apparence et du paraître. Je pense, en effet, qu’il est crucial de s’accepter physiquement, de se trouver belle, car cela contribue à la confiance en soi, en ses capacités… Et reconnaître sa beauté, c’est tout simplement honorer Dieu en reconnaissant la belle œuvre qu’il a fait de nous. Cependant, ne tombons pas dans le piège: la beauté physique n’est pas une fin en soi. Ce n’est pas cette beauté là que nous devons poursuivre. C’est une beauté bien plus grande, bien plus belle, bien plus honorable, bien plus glorieuse. La beauté que nous sommes appelée à poursuivre, c’est la beauté de l’âme, la beauté du cœur.

« La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine; La femme qui craint l’Eternel est celle qui sera louée. » Proverbes 31:30 Oui, mon amie! La beauté physique est vaine, elle ne dure pas et partira tôt ou tard! Sans cela, que te resteras-il? La beauté physique est trompeuse, elle nous montre la mauvaise cible à viser! Car la cible que nous devons viser, c’est cette attitude de cœur qui honore Dieu avant tout, qui craint l’Éternel, comme mentionné dans le verset.

« Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. » – 1 Pierre 3: 3-4

« Elle ouvre la bouche avec sagesse, et des instructions aimables sont sur sa langue. »
Proverbes 31:26

Ainsi, la beauté véritable selon le Seigneur, c’est la pureté, la sagesse, la douceur, la paix, et la crainte du Seigneur! Ma prière, pour toi et pour moi, c’est que nous puissions nous voir comme Dieu nous voit, et comprendre que toute notre vie est faite pour Le louer. Que notre beauté extérieure comme intérieure doivent être là pour lui rendre toute la gloire et l’honneur! Haha! Ca remet les priorités en place!

Bénédictions,

Christina 🙂

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s